
Rencontres en ligne : arnaques, sextorsion et faux profils, les dispositifs officiels pour se protéger
Arnaque aux sentiments, chantage, faux profils : comment les reconnaître, quoi faire, et les dispositifs officiels français (THESEE, 17Cyber, Info Escroqueries).
Un homme qui cherche à rencontrer quelqu’un en ligne prend un risque que personne ne lui explique clairement : celui de tomber sur quelqu’un qui n’a aucune intention de le rencontrer. Ce n’est ni de la naïveté ni de la faiblesse. Les escroqueries sentimentales fonctionnent précisément parce qu’elles s’appuient sur ce que nous avons de meilleur, l’envie de croire, de protéger et d’être là pour quelqu’un. Ce pilier explique comment ces scénarios se déroulent, comment les repérer avant de s’attacher, et surtout quoi faire, étape par étape, en s’appuyant sur les dispositifs officiels français lus à la source.
Nous n’inventons aucun chiffre ici. Quand une information vient d’un site officiel, nous la citons avec son origine ; quand nous n’avons pas pu la vérifier, nous préférons le dire plutôt que d’enjoliver. Les conseils de bon sens (couper le contact, garder les preuves) sont présentés comme tels.
Ce que cherchent vraiment les escrocs
Une arnaque aux sentiments n’est pas une maladresse sentimentale : c’est une escroquerie préparée. Service-Public la décrit comme l’histoire d’une personne rencontrée sur internet, avec laquelle on entretient une relation amicale ou amoureuse, et qui demande de l’argent en prétextant un motif urgent ou en menaçant. Les messages sont souvent chaleureux, attentionnés, constants. L’objectif est de construire de la confiance, puis de la convertir en virements.
Le point commun de tous les scénarios, relevé aussi bien par Service-Public que par Cybermalveillance.gouv.fr, est la même impossibilité : la rencontre physique n’a jamais lieu. L’auteur de l’escroquerie trouve toujours un prétexte pour l’éviter, et le fait se produit uniquement sur internet ou par téléphone.
Retenez cette idée simple. Une relation réelle cherche à se rapprocher ; une escroquerie cherche à rester à distance. Le reste, les photos, les mots, les prénoms, n’est que du décor.
Les quatre scénarios qui visent les hommes
Les profils d’escrocs changent, les scénarios se répètent. Les fiches de Cybermalveillance.gouv.fr décrivent les mécanismes principaux ; voici ceux auxquels un homme en recherche de rencontre est le plus exposé.
L’arnaque à la romance
Elle commence sur un site de rencontre ou sur un réseau social. La personne vous aborde, exprime des sentiments forts au fil des échanges, puis, une fois la confiance gagnée et l’emprise affective installée, demande de l’argent sous des prétextes d’urgence : administrative, médicale, financière. Cybermalveillance.gouv.fr note que les sommes demandées sont généralement de plus en plus importantes, jusqu’à ce que la victime ne puisse plus payer. L’escroc est souvent qualifié de « brouteur ».
La mécanique est toujours la même : une urgence, une somme « raisonnable » la première fois, puis des demandes supplémentaires dont la justification est de plus en plus lourde.
L’investissement qui sort de la conversation
Dans certains modes opératoires, l’escroc ne demande pas de l’argent pour lui : il incite la victime à investir dans un placement frauduleux. Cybermalveillance.gouv.fr parle de « pig butchering », une expression anglaise qui désigne cet engraissement progressif avant l’encaissement. Le mécanisme est celui de la romance, avec une couche supplémentaire : la personne évoque ses gains, propose de vous montrer comment faire, et vous dirige vers une plateforme qui ne sert qu’à encaisser vos versements.
Si une personne que vous n’avez jamais rencontrée vous parle d’argent, de cryptomonnaies ou de placements au bout de quelques semaines, appliquez la même règle : on ne verse rien. Notre article sur le scénario en cinq étapes de l’arnaque romance-investissement détaille la progression.
La sextorsion
La sextorsion est une escroquerie dans laquelle l’escroc soutire de l’argent par un chantage à caractère sexuel. Cybermalveillance.gouv.fr la décrit ainsi : tout démarre généralement sur un site de rencontre, un réseau social ou une messagerie. Au fil de la discussion, l’escroc propose des échanges vidéo ou de photos intimes. Une fois ceux-ci enregistrés, il menace de les diffuser publiquement ou à vos contacts si vous ne payez pas une rançon ou ne fournissez pas d’autres contenus.
Dans d’autres cas, il n’y a pas eu d’échange préalable : l’escroc a récupéré des contenus sur un compte piraté, ou fabriqué un montage avec le visage de la victime. Nous détaillons la conduite à tenir plus bas, et dans notre article sextorsion : réagir sans payer.
Le faux profil sans autre but que de vous retenir
Plus discret, ce scénario ne mène pas toujours à une demande d’argent. Un faux profil peut servir à vous retenir sur un service, à collecter des informations personnelles que l’escroc utilisera plus tard, ou à vous préparer à une demande ultérieure. Les photos sont volées ; l’identité est inventée ; la personne n’existe pas.

Vérifier un profil avant de s’attacher
La meilleure protection est un rythme lent et quelques vérifications simples, faites tôt, quand les sentiments n’ont pas encore pris le dessus. Prenez le temps de connaître votre interlocuteur, posez-lui de nombreuses questions et évaluez la cohérence de ses réponses. Voici comment le faire sans paranoïa.
Les photos
Faites une recherche inversée de ses photos : les principaux moteurs de recherche proposent cette fonctionnalité, et la fiche officielle la recommande. Si l’image apparaît ailleurs sous un autre nom, ou dans un contexte qui n’a rien à voir, vous avez votre réponse. Une absence de résultat ne prouve rien, mais un résultat contradictoire suffit.
La cohérence dans le temps
Un récit vrai résiste aux questions répétées, aux détails précis, aux recoupements. Notez en passant la ville, le métier, les horaires : un faux profil se trahit souvent par des incohérences qui s’accumulent. Demandez l’avis de vos proches au moindre doute : l’escroc, lui, cherche à vous isoler.
Le test de la rencontre
C’est le plus fiable. Une personne qui souhaite vraiment vous connaître accepte un appel vidéo spontané, puis un rendez-vous dans un lieu public. Méfiez-vous si la personne promet de vous rencontrer mais prétexte toujours une excuse pour ne pas le faire, surtout si cela dure depuis des semaines, voire des mois.
Le canal
Cybermalveillance.gouv.fr invite aussi à se méfier de quelqu’un qui pousse à continuer la conversation sur une autre plateforme que celle où la rencontre a eu lieu. Ce déplacement vers une messagerie privée est un classique : il échappe aux modérateurs du service d’origine.
Pour aller plus loin sur le choix d’un service de rencontre, voir notre guide des sites et applications.
Les signaux d’alerte à connaître
Aucun signal n’est une preuve isolée ; c’est l’accumulation qui compte. Voici une grille de lecture qui reprend les signaux cités par les sources officielles et complète avec du bon sens éditorial.
| Signal | Pourquoi il compte | Source |
|---|---|---|
| Aucune rencontre physique possible, toujours une excuse | Caractéristique de l’escroquerie sentimentale | Service-Public, Cybermalveillance.gouv.fr |
| Demande d’argent liée à une urgence (médicale, administrative, financière) | Prétexte classique des demandes de versement | Service-Public, Cybermalveillance.gouv.fr |
| Tentative de vous isoler de vos proches | Réduit les chances que quelqu’un vous alerte | Cybermalveillance.gouv.fr |
| Proposition de passer sur une autre messagerie | Sort l’échange de la surveillance du service d’origine | Cybermalveillance.gouv.fr |
| Échange intime très rapide, suivi d’une menace | Mécanisme de la sextorsion | Cybermalveillance.gouv.fr |
| Évocation de placements ou de plateformes | Variante « investissement » de l’arnaque | Cybermalveillance.gouv.fr |
| Déclarations d’amour très précoces et insistantes | Conseil éditorial : l’attachement rapide sert à créer l’emprise | La rédaction |
Sextorsion : que faire dans l’heure
Dans l’immédiat, trois gestes comptent plus que tout le reste. Ils viennent directement de la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr.
Ne plus répondre, ne rien envoyer, ne pas payer
Dès que le chantage est mentionné, cessez de répondre aux messages et bloquez la personne sur les messageries et réseaux sociaux. N’envoyez pas d’autres photos ou vidéos intimes sous la contrainte : il en demandera toujours plus. Et ne payez pas : les cybercriminels ne se contentent généralement pas d’un seul paiement, et vous n’aurez jamais la garantie de faire cesser le chantage.
Verrouiller ses comptes et prévenir ses proches
Passez vos réseaux sociaux en mode privé pour que l’escroc ne puisse plus vous associer à votre liste d’amis, votre famille ou vos collègues. La fiche conseille aussi d’informer discrètement les personnes susceptibles d’être contactées, en leur disant que vous êtes victime d’une escroquerie en ligne et qu’elles ne doivent ni ouvrir, ni partager, ni répondre à une sollicitation venue d’un inconnu.
Conserver les preuves
Gardez les captures d’écran, les messages, les identifiants et les adresses. Ne supprimez pas les échanges avant de les avoir sauvegardés. Ces éléments serviront pour un signalement ou une plainte.
Si une vidéo ou une photo a été diffusée, la fiche recommande de demander au site concerné de supprimer le contenu et de demander le déréférencement par les moteurs de recherche.
Les dispositifs officiels, un par un
Il existe plusieurs portes d’entrée ; elles ne servent pas toutes à la même chose. Voici leur rôle, tel que le décrivent les pages officielles lues le 2 novembre 2026.
THESEE : signaler ou porter plainte en ligne
THESEE est la plateforme officielle de signalement et de plainte pour les escroqueries sur internet, accessible depuis Service-Public ; les plaintes sont transmises à la Police nationale. Pour l’escroquerie aux sentiments, deux conditions doivent être remplies : la relation doit être restée virtuelle (vous n’avez pas rencontré l’auteur), et une demande d’argent doit avoir été faite. Il n’est pas nécessaire qu’un versement ait eu lieu. Un service distinct existe lorsque l’escroquerie est accompagnée d’un chantage en ligne.
Deux démarches existent. Le signalement informe les services d’enquête pour les aider à identifier l’auteur, mais il n’est pas une plainte, et vous n’êtes pas tenu informé des suites. La plainte en ligne, elle, est possible aux mêmes conditions. Un mineur ne peut que signaler.

17Cyber : le diagnostic et l’orientation
17Cyber est un service d’assistance en ligne proposé par la Police nationale, la Gendarmerie nationale et Cybermalveillance.gouv.fr. Il permet d’obtenir un diagnostic, de signaler une escroquerie ou un contenu illicite et d’accéder au dépôt de plainte. C’est une bonne première étape si vous ne savez pas par où commencer.
Info Escroqueries : un conseil au téléphone
La plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur répond au 0 805 805 817, appel et service gratuits, de 9 h à 18 h 30 du lundi au vendredi, selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr. Elle sert à être conseillé dans ses démarches.
France Victimes : une aide gratuite, sept jours sur sept
Le 116 006 est le numéro d’aide aux victimes du ministère de la Justice : appel et service gratuits, ouvert tous les jours de 9 h à 19 h.
Pharos : signaler un contenu illicite
Pharos (internet-signalement.gouv.fr) est le portail officiel de signalement des contenus illicites visibles sur internet : site, réseau social, forum, tchat ou messagerie. Le signalement passe par un formulaire guidé, traité par un policier ou un gendarme. Selon la page officielle, il ne doit pas s’agir d’une affaire privée avec une personne que vous connaissez, et, sauf exception, Pharos ne vous contacte pas. Pour une menace reçue en message privé, passez par la plainte (THESEE, commissariat ou gendarmerie) ; Pharos est utile si un contenu vous concernant est publié en ligne.
La banque : agir tôt
Si l’escroc a obtenu un numéro de carte ou des coordonnées bancaires, Service-Public conseille de contacter la banque afin de faire opposition, de contester les opérations effectuées et d’obtenir un remboursement. Rien n’est garanti, mais attendre est le seul choix qui aggrave certainement la situation.
| Besoin | Dispositif | Ce qu’il fait |
|---|---|---|
| Informer les enquêteurs sans plainte | THESEE, signalement | Aide à identifier l’auteur, sans retour sur les suites |
| Porter plainte sans se déplacer | THESEE, plainte en ligne | Plainte formelle si relation virtuelle et demande d’argent |
| Savoir par où commencer | 17Cyber | Diagnostic, orientation, accès à la plainte |
| Avoir un conseil par téléphone | Info Escroqueries, 0 805 805 817 | Conseil gratuit en semaine |
| Être accompagné | France Victimes, 116 006 | Soutien gratuit, 7 jours sur 7 |
| Contenu publié en ligne | Pharos | Plateforme de signalement des contenus illicites |
| Argent versé | Votre banque | Opposition, contestation, demande de remboursement |
Ce que dit la loi
Connaître les textes aide à mesurer ce que l’on subit, et à ne pas se sentir seul face à un « simple » désagrément. Le texte du Code pénal consolidé, lu à partir des données Légifrance, donne les repères suivants.
Le chantage
Selon l’article 312-10, le chantage est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. La peine est portée à sept ans et 100 000 euros lorsque le chantage est exercé par un service de communication au public en ligne au moyen d’images ou de vidéos à caractère sexuel, ou en vue d’en obtenir. Cette aggravation est issue de la loi du 21 mai 2024. Le chantage sexuel en ligne est donc traité comme une infraction particulièrement grave.
L’escroquerie
L’article 313-1 définit l’escroquerie par l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité ou de manœuvres frauduleuses pour tromper une personne. Elle est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Le faux profil, la fausse histoire médicale, le faux investissement entrent dans ce cadre.
Ce rappel n’est pas là pour vous transformer en juriste. Il sert à une chose : l’auteur d’un tel chantage n’est pas un « mauvais plaisant », il commet une infraction, et vous avez le droit de la dénoncer.
Déposer plainte : le parcours
Beaucoup d’hommes renoncent par gêne. C’est un tort : la honte est un levier de l’escroc, et la plainte ne vous expose pas devant vos proches.
Où et comment
Le détail pas à pas figure dans notre article victime d’une arnaque sentimentale : plainte et démarches.
Si les deux conditions de THESEE sont réunies (relation restée virtuelle, demande d’argent), la plainte peut se faire en ligne. Sinon, par exemple si vous avez rencontré l’auteur, vous pouvez vous rendre au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de votre choix, ou écrire au procureur de la République. Si vous ne connaissez pas l’identité de l’auteur, vous pouvez déposer plainte contre X.
Vous pouvez aussi faire appel à un avocat, et demander l’aide juridictionnelle si vos ressources sont insuffisantes.
Le délai
Le délai pour déposer plainte est de 6 ans à compter de la commission des faits si aucun argent n’a été remis, ou à compter de la dernière remise en cas de versement. Ne vous reposez pas sur ce délai : les preuves se perdent et les comptes de l’escroc disparaissent.
Ce qu’il faut apporter
Un maximum d’éléments datés : numéros de téléphone, captures d’écran des échanges, SMS reçus, enregistrements d’appels. Service-Public souligne l’importance de preuves datées, par exemple des messages avec l’heure et la date.
Rencontrer en sécurité
Le meilleur antidote à l’escroquerie est la rencontre. Voici comment la préparer sans la dramatiser.
Choisissez un lieu public et fréquenté : un café en terrasse, un musée, une promenade. Prévenez un proche de l’endroit et de l’heure. Gardez vos moyens de paiement et vos documents pour vous. Et si la personne annule trois fois de suite pour des raisons de plus en plus dramatiques, considérez cela comme un renseignement. Pour préparer cette première rencontre, notre pilier sur la séduction détaille comment proposer de se voir sans brusquer.
Une rencontre à l’étranger demande quelques précautions supplémentaires : voyager vers quelqu’un que l’on n’a jamais vu et à qui l’on a déjà envoyé de l’argent est l’un des scénarios les plus risqués. Notre pilier sur la rencontre internationale en développe les principes, et le guide général pour rencontrer une femme rappelle l’esprit : se voir tôt, dans la vraie vie.
Si l’on est déjà tombé dans le piège
Si vous lisez ce texte parce que vous avez versé de l’argent, le plus important est de ne pas rester seul. Vous n’êtes ni le premier ni le dernier, et les enquêteurs connaissent ces mécanismes.
- Arrêtez les versements, quelles que soient les justifications de « frais » ou de « débloquage ».
- Prévenez votre banque immédiatement.
- Conservez les preuves, datées.
- Appelez Info Escroqueries au 0 805 805 817 pour être orienté, ou le 116 006 pour être accompagné.
- Signalez ou portez plainte, en ligne ou sur place.
- Parlez-en à une personne de confiance : l’isolement est précisément ce que l’escroc cherche à entretenir.
La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr invite également à informer le site de rencontre sur lequel l’escroc vous a abordé, pour qu’il prenne les mesures nécessaires, par exemple la suppression du profil.
Pour continuer
La sécurité n’est pas un frein à la rencontre : c’est ce qui permet de la vivre sereinement. Pour approfondir, trois lectures dans le même esprit : le guide pour choisir un site ou une application côté homme, le pilier sur la séduction avec respect et le guide de la rencontre internationale.
Sources principales citées : Service-Public, fiche « Arnaque aux sentiments : escroquerie, chantage, sextorsion » (vérifiée le 18 mars 2025) sur service-public.gouv.fr ; Cybermalveillance.gouv.fr, fiches « Que faire en cas de sextorsion ? » et « Comment réagir en cas d’escroquerie sentimentale ? » ; 17Cyber ; signalement THESEE et plainte THESEE ; Pharos ; Code pénal, articles 312-10 et 313-1.
Questions fréquentes
Peut-on récupérer l'argent versé à un escroc rencontré en ligne ?
Rien n'est garanti. Service-Public indique qu'il faut prévenir sa banque pour faire opposition, contester les opérations et demander un remboursement, mais le résultat dépend de ce qui a été communiqué à l'escroc (numéro de carte, virement). Plus on prévient la banque tôt, plus on a de chances de limiter les dégâts, et un dépôt de plainte renforce le dossier.
Faut-il payer quelqu'un qui menace de diffuser des photos intimes ?
Non. La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr est claire : ne payez pas, car les escrocs ne se contentent généralement pas d'un seul paiement et rien ne garantit que le chantage cessera. Coupez le contact, bloquez le compte, conservez les preuves et déposez plainte.
Quelle est la différence entre un signalement THESEE et une plainte ?
Le signalement informe les services d'enquête de l'infraction pour les aider à identifier l'auteur, mais il n'est pas une plainte et l'on n'est pas tenu informé des suites. La plainte, elle, fait de vous une victime officiellement reconnue : elle peut se déposer en ligne sur THESEE si la relation est restée virtuelle et qu'une demande d'argent a été faite, ou en commissariat, en gendarmerie ou par courrier au procureur.
Combien de temps a-t-on pour déposer plainte après une arnaque aux sentiments ?
Service-Public indique un délai de 6 ans à compter des faits si aucune somme n'a été versée, ou à compter du dernier versement dans le cas contraire. Il ne faut pourtant pas attendre : les preuves se perdent, les comptes des escrocs disparaissent et la banque réagit mieux quand elle est prévenue vite.
Comment vérifier qu'une femme rencontrée en ligne est réelle ?
Aucun test n'est infaillible, mais plusieurs réflexes réduisent le risque : une recherche inversée de ses photos, la cohérence de ses réponses dans la durée, un appel vidéo spontané et surtout une rencontre physique dans un lieu public. Une personne qui trouve toujours une excuse pour ne jamais vous voir est le principal signal d'alerte.